Bernard le Bovier de Fontenelle (1657-1757)
Recevoir un signal d'appel téléphonique sur son téléviseur et activer l'enregistrement d'une émission diffusée en direct en acceptant le coup de fil. Partager avec son correspondant de la musique, des images ou des applications à partir de son téléphone ou de son ordinateur. Enrichir une vidéo-conférence avec des contenus multimédia et mettre en contact immédiat un collaborateur présent sur le web avec un partenaire joint par téléphone.
Cela est possible aujourd'hui grâce à la technologie IMS. L'IP Multimedia Subsystem consiste à créer un guichet unique d'accès aux serveurs d'applications. Mélange d'informatique et de telecom, cette combinaison des services représente un marché prometteur pour le monde des affaires comme pour l'électronique privée. Les groupes Ericsson et BEA Systems, associés depuis plus de cinq ans dans ce domaine, veulent ainsi développer et promouvoir l'IMS auprès des entreprises et des ménages français. Car si une grande partie de l'Asie et certains pays d'Europe du Sud ont déjà sauté le pas, la France reste, aux yeux des développeurs, encore trop imperméable au procédé.
L'objectif des deux partenaires est d'offrir aux opérateurs de l'Hexagone un produit clé-en-main, une plate-forme d'échange fonctionnelle pour leurs abonnées. Le développement rapide des communautés sur internet, telles que le site Facebook, les blogs coopératifs et l'ensemble du "social networking" (réseaux sociaux en ligne) auraient ainsi beaucoup à gagner. L'inter-opérabilité des différents supports permet en effet de simplifier les infrastructures, de partager plus facilement l'information et la technologie, et de mieux s'adapter aux exigence particulières de chaque marché national ou régional. La compatibilité avec les systèmes téléphoniques existant est garantie et comprend donc les commutations de circuits entre les différents réseaux.
Cependant, il s'agit encore d'un outil coûteux. Mais qui pourrait constituer pour les entreprises un atout stratégique non négligeable. Reste à savoir si les opérateurs sont prêts à investir.